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Pour ne plus faire l'autruche


Mon billet du jour sera moins léger que d’habitude, mais comme nous ne sommes pas des êtres sans conscience, je me lance dans ce bain de cambouis.

On s’en fiche de la place de la mode dans la liste des industries les plus polluantes. 2ème ou 8ème la mode pollue. (Bien sûr il y a polémique). Mais on ne peut pas nier qu’elle pollue par sa consommation d’eau, par les produits chimiques utilisés massivement, par les émissions de gaz à effet de serre pour la fabrication du textile. On peut ajouter le transport. N’en jetez plus !

Et surtout elle est humainement indigne. Les travailleurs de la mode, qui sont souvent des travailleuses, sont traités comme des sous-êtres, et parfois à notre porte.

Je ferai une dernière remarque, un truc qui me frappe depuis plusieurs années. Dans les années 90, ou je me rendais régulièrement pour des conférences aux Etats-Unis, on pouvait reconnaitre les Américaines, les Mexicaines juste avec leur look. Il y avait de la diversité, voire de l’exotisme. La américaines criaient « your jacket is Amaaazing ». Pour le diner de gala elles sortaient les robes longues bleu dur froufroutées. Les Français se moquaient un peu. On trouvait ça tellement ringard.

Les hommes portaient des mocassins à pompons et des costumes larges comme des tentes quetchua. Ça aussi ça nous faisait bien rigoler.

Les conférences internationales ont perdu cette saveur. Nous, toutes et tous, sommes habillés pareil, le même costume/tailleur pantalon et chemise blanche. Zara est passé par là, a ouvert des milliers de magasins partout dans le monde, vendant les mêmes articles. Et nous voilà tous les mêmes pingouins !

… En taille maxi 42… Un autre sujet de rébellion légitime.



Je ne suis pas exemplaire et je n’ai pas la solution. Mais il n’y a pas de petits gestes.

Opter pour la seconde main, sans excès ou à sa porte, parce que la livraison est aussi un fléau.

Choisir des basiques réutilisables à l’envie, facilement associables. Et les garder longtemps.

Choisir la qualité, plutôt que le jetable.

Préférer les pays de fabrication ou les humains ne sont pas des bêtes de somme (attention aux pièges).

Regarder et retourner son dressing régulièrement pour des associations nouvelles qui vous donneront l’impression d’avoir fait du shopping.

Redonner une nouvelle jeunesse à vos zhabits préférés.


Faire appel à une pro (…moi par exemple)




Et surtout ne pas perdre de vue que la mode continue de faire rêver avec des métiers qui perpétuent des savoirs-faire ancestraux.

Regardez plutôt, comme un inventaire à la Prévert : coupeur, brodeuse, joaillière, tricoteuse, toiliste et même tulliste. Horlogère, gantier, piqueur et couturière. Patronnière, modéliste, maroquinière, cordonnier, retoucheuse. Prototypiste. 5ces métiers sont mixtes

Première d’atelier flou… si ça ça ne fait pas rêver.



Dans ma prochaine vie je serai PLUMASSIERE…



Cet article m’a été inspiré par Audrey Millet – Historienne de la mode, Chercheuse et Ecrivaine. Auteur entre autres de « Le Livre Noir de la Mode » aux éditions Les Péregrines. Et par Nathalie, créatrice de la toute nouvelle marque « Les Militantes », élaborée et fabriquée en France, pour revendiquer haut et fort « Le droit à l’allure ».

Merci mes amies.


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